Si vous vendez en B2B, vous connaissez le moment gênant : le panier est prêt, le client veut payer “sur facture”, et vous devez… attendre. Attendre qu’on valide la société, le crédit, et surtout un truc beaucoup plus sournois : est-ce que la personne en face a vraiment le droit d’engager juridiquement son entreprise NULL Two (fintech) et Signicat (identité numérique) attaquent ce problème de front avec une intégration qui vise à faire cette vérification en temps réel.
Dit autrement : moins de ventes en suspens, moins d’allers-retours avec des documents, et potentiellement un “buy now, pay later” B2B plus fluide… sans transformer votre équipe finance en service de détectives.
L'Opportunité PME
Le point clé, c’est ce que Two appelle le “gap d’autorisation” : aujourd’hui, vérifier une identité (eID, biométrie, etc.) et scorer une entreprise, c’est devenu assez standard. Mais prouver qu’“Alice de chez X” a le pouvoir de signer pour “X”, c’est souvent artisanal : Kbis, statuts, délégations, mails, relances… et ça casse le rythme.
Avec l’approche Two + Signicat, l’idée est de valider en un flux unique :
- l’identité de la personne (eID nationales et/ou vérification documentaire),
- l’existence de l’entreprise via des registres officiels,
- l’autorité légale (capacité à représenter la société).
Côté business, le ROI potentiel est très concret :
- Cycle de vente raccourci : passer de “quelques jours” à “quelques secondes” sur la mise en compte / paiement à échéance.
- Moins d’abandons : chaque friction à la fin du parcours, c’est de la marge qui s’évapore.
- Moins de charge pour la finance : moins de contrôles manuels, donc une équipe qui se concentre sur les vrais cas à risque.
- Réduction de la fraude : le secteur fintech observe une hausse de la fraude (et le B2B est une cible logique quand les paniers montent).
Dans un marché où l’e-commerce B2B est annoncé à 36 000 milliards de dollars d’ici 2026, ceux qui fluidifient la prise de commande et le crédit gagnent mécaniquement des parts de marché. Pas besoin d’être Amazon pour en profiter.
La Vigilance
Comme toujours, le diable est dans la couverture et l’exécution :
- Couverture des registres : selon les pays, l’accès aux registres et la qualité des données varient. Votre business est-il mono-pays ou multi-juridiction ?
- Cas non standards : holdings, filiales, délégations temporaires, mandataires… Si votre clientèle est “corporate complexe”, prévoyez des exceptions.
- AML/KYC : c’est annoncé comme intégré, mais la réalité dépend de vos obligations (secteur, géographie, niveau de risque) et de votre propre politique de conformité.
- Tarification : non précisée. Et c’est souvent là que se cachent les coûts (volume, pays couverts, vérifications avancées, fallback manuel).
Conseil pragmatique : avant de “refaire tout votre checkout”, testez sur un segment (nouveaux clients, paniers > X €, paiement à 30 jours) et mesurez deux KPI : taux de conversion et DSO (Days Sales Outstanding).
Le Point Conformité
On parle ici de données d’identité et de liens personne–entreprise : vous êtes donc directement dans le champ du RGPD (et de la nLPD si vous opérez avec la Suisse). Points à cadrer proprement :
- Base légale (contrat / obligation légale / intérêt légitime) pour la vérification d’identité et d’autorité.
- Minimisation : ne collecter que ce qui est nécessaire au risque crédit/fraude.
- Sous-traitants et transferts : où sont traitées les données, et qui y accède ?
- Durées de conservation alignées avec vos obligations (litiges, AML/CFT, audit).
Conclusion
Two & Signicat mettent le doigt sur un verrou très concret du B2B : tant que l’autorité de signature reste “à la main”, le crédit instantané reste un fantasme… ou un risque. Pour une PME, l’enjeu n’est pas d’empiler des outils : c’est de vendre plus vite, encaisser plus proprement et réduire les litiges en industrialisant ce qui peut l’être.
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